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L'histoire de la saint Valentin
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Auteur:  tamazight [ 15 Mar 2015, 02:53 ]
Sujet du message:  L'histoire de la saint Valentin


L'histoire de la saint Valentin


De nos jours, beaucoup d'entre nous ont tendance à voir la saint Valentin comme une fête bassement commerciale, inventée de toutes pièces par des fleuristes en mal de bénéfices...
Mais la réalité est toute autre, comme vous pourrez le constater en lisant ces quelques lignes...

De prime abord, il est essentiel de noter que l'histoire de la saint Valentin est aussi ancienne que celle du père noël, et encore plus méconnue !

Une fois de plus, tout commence à Rome, quelques siècles avant notre ère. Chaque 15 février, les Romains fêtaient les Lupercales, en l'honneur du dieu Faunus.
Ce dernier était le descendant de Saturne (l'équivalent du Chronos grec.). Divinité protectrice des troupeaux et de leur fécondité, Faunus s'attaquait aussi aux loups, d'où son surnom de Lupercus (lupus signifiant "loup", en latin.).
Souvent représenté avec des jambes et des cornes de chèvre, cette divinité fut ainsi associé au dieu Pan de la mythologie grecque.
Le 15 février, les douze luperques, prêtres de Faunus (ils s'agissait de jeunes hommes.), se réunissaient dans la grotte du Lupercal, au pied du mont Palatin (c'est à cet endroit que Remus et Romulus, selon la légende, auraient été allaités par une louve.).

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Vestiges présumés de la grotte des Lupercales (à noter que les fresques auraient été placées là sous le règne de l'Empereur Auguste).

Les douze luperques, vêtus d'un simple pagne, sacrifiaient alors un bouc. Puis, le prêtre sacrificateur posait le couteau empreigné de sang sur le front des luperques, sang qui était ensuite essuyé avec un flocon de laine trempé dans le lait.
A ce moment là, les douze hommes riaient aux éclats, puis couraient dans les rues de Rome. Armés de fouets en peau de bouc, ils fouettaient alors les jeunes femmes afin de les rendre fécondes (le bouc était symbole de fécondité.).

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La fête des Lupercales.

Saint Valentin, de son vrai nom Valentin de Terni, était un moine qui vécut à Rome au cours du III° siècle après Jésus Christ (à noter qu'il était évêque selon certaines sources.).

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Mosaïque à l'effigie de saint Valentin.

Cet homme de foi était réputé pour marier des couples selon les rites de l'Eglise, et venait en aide aux chrétiens persécutés. L'Empereur Claude II le Gothique, ayant appris les agissements de Valentin, décida alors d'emprisonner ce dernier.

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Pièce de monnaie à l'effigie de Claude II le Gothique.


Dans sa cellule, le moine rencontra Julia, fille de son geôlier. La jeune femme, aveugle de naissance, entretint alors des relations amicales avec le captif.
Puis un jour Julia retrouva la vue, alors qu'elle s'entretenait avec Valentin.
Ce dernier fut alors immédiatement présenté devant l'Empereur (que le moine tenta, en vain, de convertir au christianisme.). Claude II, impitoyable, ordonna la mise à mort du prisonnier.
Le 14 février 269 après Jésus Christ, Valentin fut tout d'abord roué de coups par les légionnaires, puis, refusant de mourir, il fut finalement décapité  [1].

Après de nombreuses années, en 494 après Jésus Christ, le pape Gélase I° décida d'interdire la fête païenne des Lupercales, fêtée le 15 février. Il préféra alors lui substituer la fête de la saint Valentin, célébrée le 14 février (date officielle du décès de Valentin.).
A noter toutefois que certains historiens considèrent que la saint Valentin ne naquit pas au cours du V° siècle après Jésus Christ, mais quelques siècles plus tard, au cours du Moyen âge...

Comme nous venons de le constater, la saint Valentin n'est donc pas une invention moderne. Les fleuristes et autres maîtres chocolatiers n'ont donc fait que profiter d'un événement issu d'une tradition très ancienne, remontant aux premiers siècles de notre ère...

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[1] A noter que les évènement énoncés ci-dessus sont à prendre au conditionnel, l'Eglise ayant souvent eu tendance à enjoliver les évènements.

Auteur:  taha [ 15 Fév 2017, 03:12 ]
Sujet du message:  Re: L'histoire de la saint Valentin

Aujourd'hui, 60 % des couples français veillent année après année à honorer comme il se doit ce jour dédié à l'amour. Mais quelles sont les origines de la Saint-Valentin ? Pourquoi la date de la Saint-Valentin a-t-elle été fixée au 14 février ? D'où tire-t-elle ses origines ? Qui était Valentin et quel sort a-t-il connu selon la légende ?

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Qui est Saint Valentin ?

Mais qui dont était ce Valentin qu'on célèbre chaque 14 février ? Il faut remonter plusieurs siècles en arrière, au IIIe siècle de notre ère, pour découvrir le parcours très romancé de cet homme, dont on peine encore à savoir s'il était prêtre ou moine. Aux balbutiements du christianisme, dans une Rome antique qui persécutait les chrétiens, Valentin de Terni était connu pour marier les croyants. Des unions qui ne plaisaient guère à l'empereur Claude II le Gothique, qui préférait que les hommes se tournent vers ses guerres plutôt que vers les femmes et la construction d'un foyer. Selon la légende, c'est le souverain lui-même qui va ordonner l'arrestation de Valentin.

Selon la légende, Valentin va se lier d'amitié avec Julia, la fille de son geôlier ou d'un magistrat chargé de sa surveillance selon les versions. Aveugle de naissance, elle va tomber amoureuse du prisonnier, qui lui racontait la beauté du monde tandis qu'elle lui apportait des vivres. Au contact de Valentin, Julia va finalement retrouver l'usage de ses yeux un soir où une lumière jaillit de la cellule. Par ce miracle et par ses mots Valentin serait parvenu à convertir la jeune romaine au christianisme et toute sa famille. Courroucé par la publicité de ces événements, Claude II ordonnera l'exécution de Valentin. En guise de martyr, il sera roué de coups et décapité sur la voie Flaminia, le 14 février 269.

Histoire de la Saint-Valentin

La tradition de la Saint-Valentin n'a pas commencé avec le mythe de Valentin de Terni, construit de toutes pièces par la papauté après sa mort. Elle est bien un héritage de la Rome Antique, mais trouve ses origines dans un autre événement : les Lupercales. Organisées tous les 15 février, les Lupercales célèbrent alors Faunus Lupercus, dieu de la fécondité, des bergers et des troupeaux. Rite de purification, organisé à la fin de l'année romaine (qui commence le 1er mars), cette fête païenne se déroule en trois étapes. Tout d'abord, les prêtres sacrifient un bouc dans la grotte du Lupercal (au flanc du Mont Palatin), où, selon la légende, la louve allaita les fondateurs de Rome Romulus et Rémus. Ils enduisent ensuite de jeunes gens issus de familles nobles du sang du sacrifice dans un cérémonial qui symbolise la purification des bergers.

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S'ensuit la "course des luperques", pendant laquelle les prêtres et les jeunes gens, couverts de la peau des bêtes sacrifiées, courent dans les rues de la ville et fouettent les passants avec des lanières découpées dans la peau du même animal. Les femmes, en particulier, se placent sur leur trajet, dans l'espoir d'avoir une grossesse heureuse et un accouchement sans douleur. Enfin, les célébrations se terminent par un grand banquet, au cours duquel les jeunes hommes tirent au sort leur compagne pour la soirée. Une pratique qui entraîne parfois la formation de couples durables et mène, pourquoi pas, au mariage.


Un événement chrétien

La Saint-Valentin n'aurait ensuite été instituée par l'Eglise que pour contrer les fêtes païennes. L'hypothèse, soutenue par de nombreux historien, n'est attestée par aucune source écrite de l'époque. Seul fait certain : à la fin du Ve siècle, les Lupercales sont l'un des derniers rites païens encore observés dans une Rome majoritairement chrétienne. Le pape Gélase Ier envoie alors une "lettre contre les Lupercales" au sénateur Andromaque, qui manifestait un certain attachement à cette fête traditionnelle. Dans cette lettre, il critique les comportements immoraux qui ont lieu pendant cette célébration, se moque des superstitions des chrétiens qui honorent les démons pour écarter le mauvais sort et souligne que ces célébrations n'ont pas empêché les épidémies vingt ans plus tôt. Cependant, contrairement aux idées reçues, le pape n'a pas interdit cette fête païenne : il s'est contenté de montrer la contradiction qu'il y a entre la foi chrétienne et la célébration des Lupercales. Gélase choisit en 1496 de commémorer, le 14 février, Saint Valentin, qui devient le saint patron des amoureux. Et donnera lieu à une fête potentiellement des plus romantiques.

Cupidon

Dans la mythologie romaine, Cupidon est l'équivalent du dieu grec de l'amour Eros. Désir amoureux personnifié, Cupidon (du latin cupido, le désir) est souvent représenté sous la forme d'un enfant, armé d'un arc et d'un carquois rempli de flèches, fidèle compagnon de sa mère Vénus, déesse de l'amour et de la beauté.

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Il est également connu pour être le héros de la légende de Psyché. Selon ce mythe, Psyché est une princesse si belle que les habitants du royaume délaissent le culte de Vénus à son profit. Furieuse, la déesse décide de punir la jeune fille et ordonne à Cupidon de lui inspirer une passion pour l'être le plus laid qu'il peut trouver. Mais le jeune dieu s'éprend de la princesse et ne peut accepter ce que sa mère lui demande. Après avoir envoyé un oracle au roi, qui lui demande d'abandonner sa fille sur un rocher isolé, il fait enlever Psyché par la brise de Zéphyr qui l'emporte jusqu'à un palais somptueux, situé dans une vallée inconnue. Il la rejoint tous les soirs, pendant son sommeil, sous une apparence humaine, et lui fait promettre de ne jamais chercher à connaître son apparence. Malheureusement, sur l'injonction de ses sœurs, Psyché céde à la curiosité et éclaire le visage de son mari alors qu'il est endormi. Une goutte d'huile tombée sur son corps le réveille : il se lève et s'envole. Inconsolable, Psyché part à la recherche de son mari et doit surmonter une série d'épreuves imposées par Vénus. A leur issue, Cupidon, qui regrette sa femme, obtient de Jupiter la permission d'emmener Psyché jusqu'au mont Olympe, où elle devient immortelle et met au monde une fille du nom de "Volupté".

La face sombre de la Saint-Valentin

Dans l'ouvrage "Saint-Valentin, mon amour !", aux éditions Les Liens qui libèrent, l'historien et sociologue Jean-Claude Kaufmann nous raconte la Saint-Valentin des temps anciens. Et prouve que le "mythe" de Saint Valentin, en tant que personnage chrétien, a été largement détourné à des fins politiques et religieuses

Selon Jean-Claude Kaufmann, il existe plusieurs saints du nom de Valentin qui ont été, à l'origine, protecteurs du "vignoble contre le phylloxéra", "des vaches", "de la maladie" et même de "la culture des oignons"... Mais pas de l'amour. Mais il y a pire. Jean-Claude Kaufmann fait l'inventaire des traditions pour le moins douteuses voire totalement abjectes qui ont, au fil des siècles, abouti à la naissance de la Saint-Valentin telle que nous la connaissons en 2017. L'auteur de "Saint-Valentin, mon amour !" cite notamment le culte de l'ours, qui fut célébré au Moyen-Age, loin du romantique Valentin qu'on nous présente depuis. Considéré comme l'animal le plus proche de l'homme et à la sexualité débridée, il fut l'objet de bien des théories comme celle de l'évêque Guillaume d'Auvergne, qui écrivait en 1231 que "lorsqu'une femme s'accouple avec un ours, elle donne naissance à un bébé humain".

Plus loin encore dans l'horreur, l'auteur rappelle que lors des fêtes antiques des Lupercales, à l'origine de la Saint-Valentin, il s'agissait de "purifier" les femmes en leur fouettant les fesses ou le ventre pour s'assurer de les rendre fécondes. Au XVe siècle, dans une société où la sexualité était bridée et le mariage solidement encadré, une autre tradition procédait par des viols collectifs, acceptés par la société. "De jeunes hommes se rendaient chez la victime, pendant la nuit, faisaient du chahut sous ses fenêtres pour l'appeler, en la traitant de 'ribaude'. Puis, comme elle se taisait, on enfonçait sa porte", écrit Jean-Claude Kaufmann, qui indique que le phénomène était si massif que la moitié des hommes avait déjà participé à ce type de viol et que les victimes, dépucelées avant le mariage, n'avaient d'autre choix que la prostitution.


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