Chahid Anass Marocain Soussi

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MessageSujet du message: Le chaos monétaire mondial
Posté: 16 Oct 2011, 16:20 

Le chaos monétaire mondial


On parle beaucoup actuellement de la nécessité de réformer le système monétaire international. N. Sarkozy en a fait une priorité pour le prochain G20. On parle aussi de réformer l’euro sous forme d’une plus grande rigueur budgétaire et anti-inflationniste.
Mais quelles réformes faut-il vraiment ? Et quels sont exactement les problèmes à résoudre ? On a souvent dit que les mauvais cours des changes induisent des déséquilibres commerciaux dont l’ampleur a entraîné l’Occident dans un endettement fatal. Mais qu’en est-il exactement ? On montre du doigt la Chine, qui est le seul pays dont le marché des changes n’est pas libre. Mais les autres sont-ils innocents ?
D’abord pourquoi s’intéresser aux taux de change ? Parce que le niveau de ces taux participe à la détermination du prix des produits échangés entre les différents pays du monde. Le taux de change n’est pas le seul facteur de formation des prix. Il y a aussi notamment le coût du travail, la productivité, le coût du transport, la marge du vendeur. Qui plus est, à prix égal, la qualité et le caractère innovant des produits, ainsi que la qualité des services associés jouent également leur rôle. Mais un mauvais taux de change introduit une distorsion qui peut être très importante. Alors que les défenseurs du libre-échange poussent les hauts-cris devant la perspective d’un droit de douane de 10%, une distorsion de change peut alourdir le prix de 100% sans qu’on en parle vraiment, comme si cette distorsion faisait partie de la nature des choses et qu’on n’y pouvait rien.
Pour y voir plus clair, nous allons utiliser la notion de PPA (Parité de Pouvoir d’Achat) ou en anglais PPP (Purchase Power Parity)(1) . La PPA entre deux monnaies est le taux de change idéal pour lequel un panier de biens de référence peut être acheté au même coût dans l’un ou l’autre pays, qu’on utilise une monnaie ou son équivalent échangé à ce taux idéal. Nous utiliserons la PPA calculée sur un panier de biens ayant même composition que le PIB du pays concerné, qui rend mieux compte des prix sur l’ensemble des agents économiques. En comparant taux de change et PPA, mesure-t-on bien l’impact du taux de change sur la compétitivité ? Oui, si on accepte les imperfections liées à tout indice calculé sur un panier de biens, cette comparaison mesure bien le pouvoir d’achat d’un agent économique, notamment une entreprise, qui de son propre pays et avec sa propre monnaie, cherche à acheter dans un pays étranger. En fait, si le système monétaire était parfait, les monnaies devraient toujours rester entre elles au voisinage de leur PPA. Ceci rendrait le taux de change « neutre », c’est-à-dire qu’il égaliserait à peu près les coûts apparents du travail. Il resterait alors aux compétiteurs la productivité et l’inventivité pour être meilleurs que les autres. Autant dire que cette situation « idéale » ne supprimerait pas toute inégalité dans le commerce mondial, mais au moins un facteur de concurrence déloyale serait éliminé. Ceci est d’autant plus important que nous verrons que ce facteur peut avoir un effet très significatif.
Notons aussi que dans la zone euro, puisque par hypothèse les taux de change sont les mêmes, les PPA devraient aussi être identiques. Ou, dit autrement, les PPA mutuelles devraient être, comme les taux de changes mutuels, égales à l’unité, sinon les membres à faible PPA ont un « avantage de change » par rapport à leurs partenaires(2) .
Dans la Fiche Technique N° 15, nous montrons que si on pose les définitions correctement, un taux de change TCH inférieur à la PPA par rapport à un autre pays signifie que la monnaie est sous-évaluée par rapport à celle de cet autre pays, parce qu’on obtient moins de monnaie que nécessaire pour acquérir le même panier dans l’autre pays. Et inversement si le taux de change est supérieur à la PPA.


La situation de la zone Euro

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La figure 1 donne le ratio d’une part en 2009, en rouge, et pour l’année d’entrée dans la zone euro, en bleu. La Grèce est entrée en 2001, la Slovénie en 2007, Chypre et Malte en 2008, la Slovaquie en 2009 et l’Estonie en 2011 (tout de même conservée sur le graphique avec ses valeurs de 2009). Tous les autres sont entrés à la création de la zone euro, en 1999.
Rappelons que si le ratio est supérieur à 1, la monnaie est surévaluée par rapport à la monnaie prise comme étalon, ici le dollar des Etats-Unis. Et plus le ratio est grand plus la monnaie est surévaluée.
On peut voir sur ce graphique que tout le monde a monté (parce que l’euro a monté), mais certains plus que d’autres. L’Allemagne, qui augmente de 1,04 à 1,12, et qui était en tête de la surévaluation en 1999 avec la Finlande, est maintenant dépassée par 7 autres pays, dont la France. Au contraire la Grèce, qui était nettement sous-évaluée au départ par rapport au dollar (ratio 0,6) est maintenant pratiquement à parité (ratio 0,986). De même, l’Italie passe de 0,87 à 1,1. La France, quant à elle, passe de 1,02 à 1,22.
Les pays étant sur le graphique ordonnés par ratio 2009 décroissant, on voit qu’il y a une séparation assez nette entre ceux qui sont au-dessus de la parité avec le dollar (en fait les pays du Nord + l’Italie) et ceux qui sont en-dessous (les autres pays du Sud et les nouveaux pays). Notons aussi que les nouveaux entrants ont tous une sous-évaluation par rapport aux autres membres. Les valeurs vont de 0,34 (Malte) à 0,88 (Slovénie).
En conclusion de ce tour d’horizon, l’Euro est modérément surévalué par rapport au dollar. Il l’est de 10 à 28% (France 22%) pour les grands pays du Nord, et il y a une certaine dispersion entre les membres. Mais ce n’est rien par rapport à ce que nous allons voir maintenant en sortant de la zone euro.


L’Europe des 27 et les pays proches

Par « pays proches » nous entendons principalement les pays issus de l’ex-URSS (y compris la Russie).

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On assiste dans la figure 2 a une dispersion importante, de 0,4 (Ukraine) à 1,52 (Danemark). C’est une sous-évaluation de 1,52/0,4=3,8. Qui plus est, ce sont toujours les mêmes qui sont surévalués. On peut schématiser en distinguant plusieurs groupes
- les surévalués chroniques : les européens du Nord (Danemark, Norvège, Finlande, Luxembourg, Irlande, France, Belgique, Autriche, Pays-Bas, Suède, Allemagne, Italie) auxquels on peut adjoindre la Suisse. Ces 13 pays sont tous au-dessus du dollar (1,1 à 1,5)
- Les intermédiaires : Grèce, Espagne, Royaume-Uni, Portugal, qui entre 0,9 et 1, gardent une petite sous-évaluation par rapport aux précédents.
- Les sous-évalués : Pologne, Pays Baltes, Républiques tchèque et slovaque, la Croatie, la Hongrie. Ils sont pour la plupart dans l’Europe et ont une nette sous-évaluation par rapport au groupe du Nord. Les ratios vont de 0,72 à 0,77 ce qui donne une sous évaluation par rapport au groupe du Nord de l’ordre de 1,7.
- Les fortement sous-évalués : Ils sont dans l’UE (Roumanie, Bulgarie) ou hors UE (Géorgie, Arménie, Bosnie, Albanie, Azerbaidjan, Bélarus, Russie, Ukraine). Les ratios vont de 0,4 à 0,57 soit une sous évaluation de l’ordre de 2,6
Le continent Européen montre donc un certain désordre, car au lieu que le système monétaire et les changes libres conduisent les taux à leur équilibre souhaitable, ils conduisent à des divergences dans lesquels certains profitent d’une sous-évaluation tandis que d’autres pâtissent de cours trop élevés. Ces résultats expliquent pourquoi les français et les allemands vont faire fabriquer leurs voitures en Hongrie ou en Roumanie. Ils y bénéficient en gros d’un avantage de change d’un facteur 2.
On peut aussi être étonné que l’Allemagne, qui bien que moins surévaluée que ses « collègues » est tout de même dans le groupe des surévalués, n’en souffre apparemment pas et bat records sur records à l’exportation. Nous reviendrons sur ce cas Allemand car il est important de comprendre les raisons de ce contre-exemple.


L’Asie

Nous allons comparer le groupe des européens du Nord (celui qui nous intéresse au premier chef) à un certain nombre de pays asiatiques.

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La Figure 3 nous montre des différence de ratios encore plus nets que ceux constatés sur le continent européen. Par rapport à la France, assez représentative de la moyenne du groupe des surévalués, la sous-évaluation va de 1,7 pour Singapour à 3,6 pour les Indes. Ces sous-évaluations nous expliquent pourquoi ces pays sont souvent gagnants dans la compétition commerciale chez nous.
Il y a cependant 2 surprises. D’abord, le Japon s’est glissé dans le groupe des surévalués. Il est quasiment à parité avec la France. Pourtant, il est réputé être comme l’Allemagne un puissant exportateur. Nous reviendrons donc sur son cas en même temps que sur celui de l’Allemagne.
La deuxième surprise est que le champion asiatique de la sous-évaluation n’est pas la Chine. Celle-ci a un facteur de sous-évaluation avec la France de 2,2 alors que l’Inde a 3,6. La prééminence chinoise dans certains secteurs doit donc beaucoup à son avantage monétaire, mais aussi à un certain savoir-faire pour passer devant ses concurrents.


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Ceci dit, Il est impossible de nier que des facteurs 2 à 4 dans les niveaux de prix pour des biens équivalents montre que la compéti­tion n’est pas juste. Les marchés libres des changes, qui sont supposés équilibrer les taux de change à leur PPA, n’y arrivent pas du tout, c’est le moins qu’on puisse dire. Affirmer, comme le disent certains, que ces déviations sont des déviations à court terme, et qu’à long terme tout s’arrangera, est pour le moins hasardeux. En témoigne sur la figure 4 l’évolution du ratio XR/PPA pour la France et l’Inde depuis les années 1980. Cette figure suggère que l’écart diverge plus qu’il ne converge en 30 ans. S’il devait converger, nous serions tous morts avant que cela arrive !
Il n’y a en fait rien d’automatique dans les marchés des changes. Les pays asiatiques nos concurrents, ainsi que nos concurrents plus proches, s’arrangent pour conserver des taux de change qui n’égalisent pas du tout les coûts salariaux, et au contraire les biaisent à notre détriment.
Les adversaires de la régulation des taux de change invoquent alors les contre-exemples de l’Allemagne et du Japon pour soutenir qu’on peut très bien réussir même avec une monnaie surévaluée, et donc qu’associer un avantage compétitif à une monnaie sous-évaluée n’est pas prouvé. Parlons donc de ces deux pays, et surtout de l’Allemagne, qui est l’exemple qui nous touche de plus près.


L’Allemagne et le Japon

Comment ces pays font-ils pour rester compétitifs à l’exportation malgré des monnaies surévaluées ?
D’abord il y a entre ces deux pays une caractéristique commune de nature sociologique, qui provient de structures familiales particulières, et qui consiste a avoir plus qu’ailleurs un respect de l’autorité, qu’elle soit familiale, politique ou religieuse. Le Japon nous montre en ce moment même comment il réagit d’une manière étonnante pour nous aux épouvantables catastrophes qu’il subit : tremblement de terre, tsunami, grave accident nucléaire, il semble supporter tout avec dignité et discipline.
On trouve dans l’histoire des exemples similaires en Allemagne. C’est pourquoi dans ces 2 pays, le détricotage de la société d’abondance a pu être poussé comme nulle part ailleurs, au nom de la compétitivité. La population en situation précaire est au Japon une proportion notable des actifs, au pays où régnait il n’y a pas si longtemps le « job à vie ». En Allemagne, Les allocations de chômage ont été fortement réduites et l’apparition des jobs à 1 euro de l’heure n’a pas soulevé de grandes protestations. Dans ces deux pays on assiste à un chômage relativement élevé, compte tenu du chômage « caché » par ces jobs précaires.
Ceci explique pourquoi l’Allemagne a amélioré sa compétitivité par rapport à ses partenaires européens, mais cela n’explique pas tout.
Nous avons expliqué ailleurs comment l’Allemagne pratiquait plus que d’autres une « économie de bazar » et comment en réalité elle fabriquait dans des pays à bas salaires (pays à monnaie faible et hors zone euro, ou pays à bas salaires en zone euro) les biens qu’elle exporte dans les pays à monnaie forte(3) . L’Allemagne profite ainsi de l’Euro fort plus qu’elle n’en souffre. Elle a non seulement suivi la tendance générale à délocaliser en Asie ou ailleurs, mais a su avant les autres et en raison de la proximité géographique, organiser la délocalisation de ses fabrications dans les pays de la périphérie européenne. Ces fabrications sont ensuite assemblées en Allemagne pour recevoir le label de la qualité allemande (ou reçoivent directement ce label).
Quant au Japon, on sait que dès que son statut de pays à monnaie sous-évaluée a été remis en cause par les Etats-Unis dans les années 1980, ce pays a fait des investissement colossaux non seulement en robots d’automatisation, mais aussi dans des pays de délocalisation pour pouvoir y construire des usines (Taiwan, Malaisie, Indonésie, Corée, Singapour)(4) .
Bref, les exemples de ces 2 pays, bien qu’ils soient abondamment repris, ne sont pas généralisables. Car même si tout le monde pouvait techniquement et sociologique­ment aller dans ce sens, il serait impossible que tous les pays de la planète se nourrissent sur le dos des pays européens « riches », y compris eux-mêmes. Tous les pays ne peuvent être excédentaires à la fois, il faut des partenaires déficitaires.


Quel est l’impact de ces écarts ?

Les conséquences de ces déséquilibres sont très graves. Il a été souvent montré, et notamment sur ce site, comment ces déséquilibres ont conduit à la stagnation des salaires, puis à l’endettement des ménages et finalement à la crise bancaire. Ici nous allons faire un exercice moins courant, qui est d’essayer d’estimer le coût direct en emplois. Nous prendrons le cas de la France, face aux pays asiatiques.
Si on regarde les chiffres brutalement, notre balance commerciale concernant les biens industriels et agricoles avec les pays asiatiques est bénéficiaire. En effet, sur un ensemble de pays qui rassemble presque tout le commerce sur cette zone, on trouve les chiffres suivants en millions d’euros et en 2008.

Import : 61 393,55
Export : 71 188,04
Solde : 9 794,48

Du point de vue financier, tout va donc bien, et les bons esprits ont tôt fait d’argumenter que le libre-échange ne nous nuit pas du tout.
Mais les importations sont fortement minorées par la sous-évaluation des prix d’importation. Si nous corrigeons ces importations par les ratios du taux de change à la PPA, ratios dont nous avons parlé plus haut, et si nous évaluons ces ratios avec l’euro français comme monnaie de référence, on peut montrer (voir notre Fiche N°15) qu’on obtient alors des importations aux prix français
C’est bien sûr une correction approchée plutôt qu’exacte, mais cela nous permet néanmoins de faire un solde de marchandises plus proche de la réalité de la vraie valeur des marchandises. On obtient alors, toujours en millions d’euros, le tableau suivant.

Import : 140 697,19
Export : 71 188,04
Solde : -69 509,16

On voit que les exportations n’ont pas bougé (elles étaient déjà évaluées en euros français) mais que les importations ont plus que doublé, et maintenant le solde est négatif de 69,5 milliards d’euros.
On peut comparer ce solde à la valeur ajoutée des biens de même nature produits en France. Comme l’agriculture intervient très peu dans ce solde déficitaire, on peut se concentrer sur l’industrie, dont la valeur ajoutée est en France en 2008 de 241 milliards d’euros. Le solde négatif avec l’Asie représente donc 69,5/241=29% de la production industrielle. Autrement dit un rééquilibrage des échanges avec l’Asie augmenterait notre production industrielle de près de 30%, et l’emploi industriel d’autant, voire beaucoup plus, car un emploi direct en génère 2 à 3 autres, et les biens importés concernent des biens plus riches en emplois que la moyenne des biens industriels. Bien entendu, cet exercice est théorique mais il montre bien la hauteur des enjeux, car l’Asie n’est qu’une face de notre déficit en emplois. Nous aurions le même genre de surprise en faisant les mêmes calculs pour les pays à monnaie basse de l’UE ou de son environnement, dont certaines des exportations passent d’ailleurs par l’Allemagne.


Conclusion.

Il n’y a pas d’arguments rationnels sérieux pour justifier la jungle des monnaies, dans laquelle règne le plus fort ou le plus malin. Nous avions déjà expliqué que les excédents de certains pays avaient conduit aux déséquilibres financiers qui ont eux-mêmes conduit à la crise financière. Nous venons d’autre part de montrer comment ces dérèglements entrainent la perte de nos emplois. Il n’est pas étonnant –même si c’est profondément regrettable- qu’un peu partout en Europe montent la xénophobie et la demande de protectionnisme. Nos dirigeants feraient bien d’ouvrir les yeux et de considérer enfin qu’une régulation des mécanismes de change est indispensable.
Or les solutions existent. La solution radicale est celle de l’unité de compte mondiale à taux fixes de Paul Davidson, que nous avons présentée et développée plusieurs fois(5) . Mais en attendant que cette solution ne puisse s’imposer au moins en Europe, il suffirait de s’entendre sur des niveaux de changes « corrects » et sur un mécanisme de révision, puis de réguler les marchés des changes à l’aide d’une « Taxe Modulable sur les Transactions de Change » ou TMTC, dont nous avons également exposé le principe(6) , et qui permettrait de garder les marchés libres en les forçant à rester autour des taux officiels.
Malheureusement, il est bien difficile de convaincre les bénéficiaires du libre-échange de lâcher leurs avantages au motif de rendre le monde meilleur. C’est pourquoi à notre avis il faudra forcer la négociation par un protectionisme défensif et, espérons-le, provisoire.



(1) Pour plus de détails sur la PPA, voir notre Fiche technique N° 15
(2) Par définition, le taux de change entre pays de la zone euro est constant et égal à 1. Mais les pouvoirs d’achat diffèrent car les niveaux des prix et des salaires ne sont pas identiques.
(3) Voir notre étude sur ce site « L’économie de bazar ». (2008)
(4) Pour plus de détails, voir « Comment le Japon est devenu un géant économique » sur ce site (2005), et notamment la section sur le « Dimanche noir » de 1985.
(5) Voir sur ce site « Solidarité internationale et système financier » Section VI (2002)
(6) Voir sur ce site « La Taxe Modulable sur les Transactions de Change ou TMTC » (2006)



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