Chahid Anass Marocain Soussi

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Posté: 16 Oct 2011, 13:40 

ENDETTEMENT
ou
Progression automatique des déséquilibres


Avoir une dette signifie que l'on doit quelque chose à quelqu'un, et le plus souvent c'est de l'argent. Avec ce moyen, établir un endettement consiste à demander à une personne qui dispose d'argent dont elle n'a pas besoin pour l'instant, de le mettre à la disposition d'une autre personne, qui, elle, en a besoin rapidement pour réaliser des achats. En règle générale, ce sont des organismes financiers qui effectuent des prêts d'argent envers des particuliers qui en font la demande. Parfois, des prêts d'argent se réalisent entre des gens d'une même famille, d'une même communauté ou entre amis, mais ils sont souvent sans intérêts et cette forme de solidarité n'apporte pas d'informations utiles aux explications qui vont suivre.

Il y a bien longtemps que l'action de prêter quelque chose existe. Aujourd'hui encore, les prêts de matériels, d'outillage, de livres, de disques, et bien d'autres choses, sont très nombreux, et ils se réalisent entre collègues, amis ou voisins. Ce type de prêts n'est pas profitable puisqu'il ne rapporte aucun intérêt, alors que parfois il peut entraîner des désagréments par la casse d'outils, des livres abîmés ou des disques rayés, mais qu'importe, puisque cela permet de faire plaisir en rendant service. Lorsque des hommes cupides ont compris qu'en prêtant de l'argent, il devenait possible d'en tirer des avantages en demandant des intérêts, le prêt lucratif a fait comprendre qu'on pouvait gagner de l'argent avec de l'argent. A partir de ce moment là, le prêt d'argent s'est imposé à la société par l'intermédiaire du financier. Sa pratique aussi vieille que le monde consiste à demander aux uns de déposer leur argent disponible, avec promesse d'intérêts minimums, et ensuite de le proposer à ceux qui en recherchent en leur faisant payer des intérêts maximums. Pendant très longtemps, le recours à l'emprunt concernait très peu de monde, et essentiellement les hauts dignitaires du régime, mais avec le progrès tout a changé. Actuellement, l'emprunt et la consommation à crédit concernent tous les organismes institués et toutes les catégories sociales.

Les organismes institués se composent des collectivités territoriales, représentées par les communes, départements et régions, et bien sûr de l'État, mais également des entreprises et des associations. Les catégories sociales sont représentées par les artisans, les commerçants, les agriculteurs, les professions libérales et bien sûr, les familles et les particuliers. Tout cela représente énormément de personnes qui doivent avoir recours à l'emprunt pour développer leur projet ou satisfaire aux besoins de leur existence. Contracter un emprunt s'est s'engager à le rembourser à des échéances en payant des intérêts, mais tous les emprunteurs n'ont pas les mêmes contraintes face à l'endettement. Tout le monde sait que les collectivités territoriales et l'État répercuteront ces intérêts sur les impôts et ce sont les contribuables qui payeront. Les entreprises et certaines catégories sociales qui vendent des produits ou des services augmenteront leurs prix, pour payer à la fois les remboursements et les intérêts, et ce sont les consommateurs qui continueront de payer. Les familles et les particuliers n'ont que leur travail à vendre en échange d'un salaire, ce qui leur permettra éventuellement, de rembourser capital et intérêts de leur propre emprunt. Mais en plus, sans même s'en apercevoir, ils payeront les intérêts répercutés sur les impôts et les prix, par d'autres emprunteurs. Si les contribuables consommateurs payeurs ont un bon salaire, ils s'en sortiront, mais si ce salaire ne leur permet pas de faire face à leurs dépenses, ils seront dans l'obligation de demander l'augmentation de leur salaire, et si besoin est, d'agir pour l'obtenir, ou de s'endetter. En choisissant cette deuxième solution, ils entreront dans l'engrenage infernal de l'endettement qui n'a pas de limite et finira par éclater. Cette prévision n'est pas ressentie par notre société, et c'est pour cela qu'elle aura beaucoup de mal à s'en dégager. En majorité, les gens pensent que cette pratique est tout à fait normal et logique, alors qu'elle entraîne une création systématique et phénoménale d'argent qui déstabilise toute la société, car :


L'ENDETTEMENT N'A PAS D'AVENIR

Dans une société démocratique qui donne à l'argent les possibilités de circuler librement, alors qu'elle ignore le fonctionnement de l'économie, et qu'elle ne sait pas expliquer correctement les modalités de sa création, tout peut arriver. Il est toujours possible d'éviter le pire, mais alors, sans la moindre hésitation, il est urgent de poser des questions sur ce sujet, et d'apporter des réponses, seul moyen pour aboutir à de bonnes explications.


- 1 Jusqu'à quel montant pourra s'élever l'endettement ?

- 2 A qui appartient l'argent de l'endettement et d'où provient-il ?

- 3 Pourquoi est-on obligé d'avoir recours à l'endettement ?

- 4 Qui a le droit de recourir à l'endettement et jusqu'à quel montant ?

- 5 Qui décide des taux d'intérêts ?

- 6 Faut-il mettre fin à l'endettement ?


Répondre à la question 1 avec des chiffres exacts est difficilement réalisable, et cela se comprend facilement dès que l'on pose les données du problème. Il existe des millions de prêts. Tous les jours, certains se terminent et d'autres commencent et cet ensemble qui est en mouvement continuel représente un nombre incalculable de prêts qui s'entrecroisent et se superposent. Cet ensemble constitue un imbroglio de chiffres invraisemblables et cela devient inextricable. Si l'emprunteur règle régulièrement ses échéances, tout se passera bien, et cette gestion du prêt se réalisera sur une période de 5, 10, 20 ou 30 ans sans problème. Mais lorsque l'emprunteur ne peut plus payer ses remboursements, c'est alors que la gestion du solde du prêt se complique en mettant en marche les cautions et les hypothèques. En raison du système social et économique fondé sur les inégalités, le nombre de cas où les emprunteurs seront en cessation de remboursement va inévitablement progresser. Ces gens là finiront par devenir des exclus, sans domicile fixe, car bien souvent, l'endettement qu'il traîne derrière eux continuera de compliquer leur vie, si rien ne change !

Si le vaste ensemble des prêts représente des quantités variables, des diversités complexes et des souscripteurs spécifiques, avec des fonctions qui ne les engagent pas à répondre aux mêmes obligations, cela signifie qu'il est indispensable de faire des recherches pour instituer des modalités de contrôle.

Les informations disponibles sur Internet au sujet de l'endettement ne manquent pas, mais je n'ai pas trouvé de réponse sur le montant que l'endettement pourra atteindre éventuellement. Il est difficile d'extrapoler sur ce montant, mais par contre, il est possible d'en connaître la tendance, même si cela demande beaucoup de travail. Pour cela, à une date fixe, par exemple le 15 de chaque mois, il suffit de relever les montants des sommes restants dues, à la fois en capital et intérêts, de tous les prêts, Ainsi, mois après mois, ces montants nous permettront de savoir si l'endettement est en progression, stabilisé ou en régression. Tant que nous resterons dans le système fondé sur l'inégalité des droits, il ne fait aucun doute que l'endettement progressera, et c'est alors qu'en projetant cette progression dans l'avenir, il deviendra possible de dire que dans 10, 20 ou 30 ans, la dette pourrait s'élever à une certaine quantité de milliards. En 2005 d'après l'INSÉÉ, en France, l'endettement intérieur total s'élevait à 3.063 milliards. Cela représente pour une population de 60 millions, un endettement qui s'élève à 51.050 euros en moyenne par personne, ou 334.866 Francs. Face à une somme aussi importante, il me semble logique de poser la question :


À qui appartiennent les milliards de l'endettement et d'où proviennent-ils ?

Sur cette question embarrassante je n'ai pas trouvé de réponse, et cela s'explique. Cette question est inconcevable dans la logique du capitalisme financier qui exerce ses prérogatives dans le secret. Dans le monde de la finance, la transparence et la vérité ne peuvent venir que du pouvoir judiciaire, et encore, à condition que les affaires soient étudiées par de véritables spécialistes. Lorsqu'un individu consacre ses activités à vouloir amasser le plus d'argent possible, tous les moyens sont bons pour brouiller les cartes, et pour cela, il faut avoir les aptitudes pour se construire une mentalité de prédateur. Les personnes qui aspirent à gagner beaucoup d'argent sont très nombreuses, mais si très peu y parviennent, il y a forcément une raison élémentaire. Dès que l'on a compris que la nature attribuait à chaque personne des facultés inégales, il devient possible d'admettre que l'individu qui est inspiré par la sociabilité, l'équité et la justice, aura un comportement différent de celui qui verra ses aptitudes évoluer vers la suprématie, l'arrogance et le mépris. Il existe de nombreux qualificatifs pour identifier les inégalités qui apparaissent dans les comportements de chaque personne, mais par expérience, et déjà depuis très longtemps, l'esprit a le mérite d'en présenter une synthèse très claire qui est la lutte du bien contre le mal. Continuellement, face à un comportement qui soulève des équivoques, l'expression se résume à dire : c'est bien ou c'est mal. Pour qualifier les personnes, il en est de même, et l'on entend souvent dire : c'est un homme bon ou une femme bonne, alors qu'à l'inverse on dira : cet homme est mauvais ou cette femme est méchante. Les bons les mauvais et les méchants font partie de notre univers, et beaucoup d'entre eux ne sont pas faciles à distinguer.

Lorsque l'on dit d'une personne que c'est quelqu'un de bien, il est probable qu'elle ne deviendra jamais milliardaire. Certes, elle pourra peut être faire fortune, mais dans les limites du raisonnable, puisqu'elle utilisera essentiellement ses talents, son génie, ou ses compétences professionnelles en suivant une ligne de conduite guidée par sa conscience. Elle ne pourra jamais nuire à quiconque. Jamais, elle ne songera à dépouiller quelqu'un pour accaparer ses modestes biens qui seront le résultat de toute une vie de travail. Une personne qualifiée de bien ne peut pas commettre des actes réprouvés par sa conscience.

À l'inverse, invoquer le mal devant un comportement, ou qualifier quelqu'un comme une mauvaise personne, c'est ouvrir la porte à une foule d'interprétations qui seront forcément inégales et parfois contestables. L'utilisation des termes "mal, mauvais ou méchant" pour parler des comportements sociaux relève toujours des inégalités, mais ces mots prennent une autre dimension lorsqu'ils concernent des problèmes d'argent. C'est alors que nous assistons à des comportements stupides, mesquins ou grotesques, qui sont bien sûr, mauvais, pour obtenir peu d'argent. Il est évident que cet argent glané par de médiocres et lamentables attitudes pour satisfaire de sordides intérêts, n'est pas destiné à financer l'endettement. Le vol, l'escroquerie, les détournements de fonds ou la prise illégale d'intérêts sur les fonds publics, sont des comportements peu glorieux et condamnables. Ils peuvent rapporter des sommes non négligeables, et parfois considérables qui, le plus souvent, sont dirigées vers des placements auprès des institutions financières. Ensuite, elles servent à financer le crédit. Aussi importantes soient-elles, ces sommes sont insuffisantes pour répondre à la fois à la demande et au fonctionnement pernicieux du système.

Dans sa plus grande partie, l'argent de l'endettement appartient non pas aux entreprises, mais aux dirigeants des très grandes entreprises qui gravitent dans la haute sphère de la notoriété publique. Ils ont atteint le stade d'immunité envers les qualificatifs péjoratifs les concernant. Ils sont au-dessus de ses bases contingences, et savent s'entourer de compétences efficaces qui ont besoin d'un maître à protéger et de directives. Les serviteurs zélés du capitalisme n'atteignent pas tous la plus haute place, mais ils sont tous dans une compétition acharnée pour l'atteindre, et ce sont les inégalités qui font la différence. Toute faiblesse envers l'avidité du gain est sanctionnée, car il ne faut avoir aucune pitié envers celui qu'on veut absorber, ruiner ou acheter à bas prix. Tout manquement à la loi du plus fort se paye cash, et celui qui reçoit la prime se retrouve souvent au placard, ou à la rigueur, déclassé. Il restera subalterne du patron, et pour garder sa place, pendant toute sa vie professionnelle, il sera en compétition avec des concurrents qui déploieront leur génie, essentiellement pour faire gagner encore plus d'argent à leur patron, et peut être, gravir un échelon. Les cadres conseillés et autres attachés de direction gravitent dans des périmètres régentés par les inégalités et l'ensemble doit être orchestré par un patron insatiable.

Tous ceux qui consacrent leur existence à développer des méthodes financières dans le but d'accumuler de l'argent sont dans une spirale infernale. Sans cesse, mais chacun à leur manière, ils doivent s'évertuer à démontrer à leur patron qu'il peut agrandir son territoire d'influence. Ils doivent trouver de nouvelles affaires, et faire progresser l'empire financier du patron par des pratiques capitalistes toujours plus performantes. Les personnes qui sont arrivées à ce type de comportement sont rassemblées dans les vastes domaines de la finance internationale. Ces domaines gouvernent le monde et sont connus sous les noms de trust, holding, consortium ou de groupe financier. En règle générale ce sont des Sociétés Anonymes ou Institutions Financières qui appliquent des lois promulguées par les pouvoirs politiques. Elles fonctionnent légalement et l'individu qui est au sommet d'une grande firme pour la diriger, est normalement celui qui rassemble un volume de titres de propriété qui lui donne la majorité. À lui tout seul, il peut constituer cette majorité, ou l'obtenir avec le soutien d'autres gros actionnaires qui convergent vers des intérêts communs. C'est le Président Directeur Général, et à partir de ce moment là, c'est le patron qui décide de tout. Dans l'entreprise, depuis la plus petite, jusqu'à la plus grande des firmes multinationales, nul ne peut contester l'autorité du patron qui dirige sous la protection légale de droits inégaux institués. Les pouvoirs politiques sont responsables de ce fonctionnement arbitraire des entreprises capitalistes, car ce sont eux qui établissent les rapports sociaux dans l'entreprise, par des droits inégaux, en promulguant des lois. En raison de la progression des déséquilibres socio-économiques que cela entraîne, tout démontre que ce fonctionnement est mauvais.

Il est clair que les milliards de l'endettement appartiennent aux dirigeants financiers des grandes entreprises multinationales, et qu'ils proviennent de décisions mûrement réfléchies. Continuellement, à cause du système économique fondé sur l'inégalité des droits, les PDG se retrouvent en face de milliards de profits, résultats du travail des salariés dans les entreprises, et ils doivent décider de leur affectation. Une partie ira aux versements de dividendes aux actionnaires, une autre aux investissements, et la troisième sera placée, auprès des institutions financières spécialisées qu'ils auront eux-mêmes créées pour recevoir les demandes de prêts. Les bénéficiaires de ces placements qui rapportent d'énormes intérêts, par la création systématique de l'argent, seront difficiles à identifier, surtout lorsqu'ils apparaissent sous les formes de comptes numérotés.



Pourquoi est-on obligé d'avoir recours à l'endettement ?

Si les demandes de prêts sont en progression continuelle, il est naturel de chercher à savoir qui sont ces demandeurs, si cette démarche est logique, si elle est facilement contrôlable et jusqu'où peut-elle entraîner.

Les demandeurs de prêts sont des personnes qui décident d'acquérir un produit, un bien ou toutes choses, alors qu'elles ne disposent pas de la somme d'argent qui est demandée pour effectuer cette acquisition. Dans chaque cas, cette somme d'argent existe et elle est disponible, puisque l'emprunteur va en disposer sous certaines conditions. Lorsque l'emprunt est consacré à l'achat d'une habitation, il est clair que cette forme d'endettement est une sage décision. Si le montant des remboursements correspond sensiblement à la location d'un logement, il faut bien admettre qu'après avoir payé un loyer pendant 20 ans et plus, le locataire ne possède rien, et que dans le système actuel, il ne peut faire valoir aucun droit sur le logement qu'il aura pourtant largement financé. Il en sera tout autrement pour l'emprunteur, puisque après avoir remboursé son emprunt, il sera propriétaire de son habitation. En raison de la tendance générale à l'augmentation des prix, il est probable qu'après 20 ans, la valeur de l'habitation sera supérieure à la somme déboursée pour rembourser le prêt et ses intérêts. Emprunter pour se loger est une décision personnelle à développer. Elle finira par faire comprendre aux responsables politiques que toute personne qui paye un loyer pour se loger doit progressivement en devenir propriétaire. C'est le seul moyen pour dépasser la crise perpétuelle du logement. Dans le système actuel, les propriétaires de logement qui perçoivent les montants des loyers bénéficient des droits inégaux institués, et cela contribue à la progression des déséquilibres.

À l'achèvement des travaux de toute construction, il est possible d'établir le montant qu'elle a coûté pour la réaliser, et les modalités d'amortissement en déterminant des échéances avec des montants et une durée. Par exemple, supposons qu'une société immobilière décide de financer la construction d'un immeuble de 20 logements de 3 pièces et que le coût total, toutes dépenses confondues, terrain et bâtiment, s'élève à 2 millions d'euros, soit une valeur de 100.000 euros pour un logement. Si à présent nous cherchons à savoir qu'elles sont les propositions qui peuvent être faites pour occuper ces logements, il y a deux possibilités.


Faire le choix entre la location et l'accession à la propriété

Avec la première, ces logements sont destinés à la location. Le montant des loyers sera fixé par le propriétaire en fonction des prix du marché et du temps de retour sur investissement qu'il établira. S'il décide d'amortir les logements sur 120 mois ou 10 ans, le montant des loyers sera de 833,33 euros par mois. S'il décide de les amortir sur 180 mois ou 15 ans, le prix du loyer sera de 555,55 euros. S'il prolonge l'amortissement sur 240 mois ou 20 ans, le loyer pourra descendra à 416,66 euros au départ, mais rien ne l'empêchera de l'augmenter par la suite.

Dans le système actuel, fondé sur l'inégalité des droits, il est compréhensible que tout propriétaire qui entend rester dans ce système recherchera la meilleure rentabilité possible pour son investissement. Ainsi, dans le meilleur des cas, le coût du logement sera remboursé en dix ans, et après ce ne sera plus que du profit accumulé par le propriétaire. Sur 30 ans, un logement d'une valeur de 100.000 euros permettra à son propriétaire de recevoir 300.000 euros, soit de l'amortir 3 fois. Cela sera encore plus rémunérateur si le prix du loyer augmente, et sur 30 ans, il ne fait aucun doute que ce prix continuera de progresser en aggravant les déséquilibres socio-économiques.

Cette première possibilité démontre clairement que les rapports socio-économiques entre le propriétaire et le locataire d'un logement, sont établis à l'avantage exclusif du propriétaire. Le locataire n'a aucun droit de regard sur le coût réel du logement, pour sa construction, et qu'ensuite, il va indéfiniment financer son remboursement, bien au-delà de la plus élémentaire justice sociale. Lorsque le locataire constatera que ses revenus ne lui permettent plus de payer un loyer qui ne cesse d'augmenter, dans un premier temps, il aura recours à l'endettement. Mais comme l'endettement ne sera pas la bonne solution, il aura de forte chance de se retrouver expulsé de son logement, c'est à dire dans la rue. Devant cette intolérable injustice, il n'est pas étonnant de voir les gens rechercher une autre pratique plus équitable pour se loger.

Nous arrivons alors à la seconde possibilité pour occuper ces logements qui sont mis en vente pour accession à la propriété. Alors que chaque logement représente un coût de construction de 100.000 euros, admettons que le prix proposé par la société immobilière soit de 150.000 euros. Déjà, en quelques jours, par une simple opération de vente, la S.I. va réaliser un bénéfice de 50 %, alors que ce résultat n'aurait été obtenu qu'après 180 mois, c'est à dire 15 ans avec la location.

Voyons à présent les conditions qui peuvent être proposées à l'acquéreur qui va devoir souscrire un prêt pour occuper un logement. En fonction des Institutions Financières qui pratiquent, conformément à la règle du système, des taux d'intérêts très inégaux, notre réflexion va surtout mettre en évidence la pratique financière, puisque de toute façon, en se créant systématiquement, l'argent ne fera qu'aggraver les déséquilibres.

Avec un organisme de prêts A, pour un prêt de 150.000 euros sur 20 ans, le coût total du crédit, intérêts, assurances et frais de dossier, s'élèvera à 33.281 euros, soit un remboursement de 763,67 euros par mois pendant 240 mois.

Avec un autre organisme B pour un prêt d'un même montant et d'une même durée, le coût total du crédit s'élèvera à 43.075 euros, soit 804,48 euros de remboursement par mois, toujours pendant 240 mois.

Dans le plus mauvais des cas avec l'organisme B, nous constatons que le montant du remboursement de 804,48 euros est inférieur au prix du loyer fixé sur une période courte d'amortissement qui s'établissait à 833,33 euros de loyer par mois. Il est clair que pour obtenir la sécurité du logement, il est préférable d'accéder à la propriété, à condition de faire les efforts nécessaires pour trouver le meilleur organisme de prêt, de bien négocier son prêt, et de savoir exactement jusqu'à quelle somme on sera capable d'assurer le remboursement, et pour combien de temps, même lorsqu'on est protégé par les assurances pour certains risques. Donc, dans le plus mauvais des cas, après être devenu propriétaire d'un logement qui aura coûté 100.000 euros à sa construction, que l'on m'aura vendu 150.000 euros et que j'aurais réellement payé en 240 mensualités de 804,48 pour un total de 193.075 euros, quelles conclusions peut-on avancer.

- Pendant 20 ans en restant locataire et en admettant que le loyer soit resté fixe au montant de 833,33 euros par mois, j'aurais payé 200.000 euros et je n'aurai rien. Au pire, si le propriétaire, qui est déjà deux fois remboursé de son investissement veut quadrupler la mise et décide de vendre le logement 200.000 euros, je me retrouve obligé de quitter les lieux et de chercher un autre logement. Il me reste bien sûr, la possibilité d'acheter ce logement, mais dans ce cas, l'emprunt passera de 150.000 à 200.000 € pour le même produit, et c'est pour cela que dans le système actuel, la progression de l'endettement est inévitable. Jusqu'à présent, pour arrêter la progression de l'endettement et apporter une véritable solution à la crise du logement, aucun responsable politique n'a eu la clairvoyance de reconnaître le droit légitime le plus fondamental qui soit, au locataire d'un logement qui paye régulièrement un loyer. Pourtant, il est indéniable qu'il a largement remboursé le coût de la construction en payant un loyer pendant des dizaines d'années. Cette injustice ne pourra pas durer indéfiniment, et pour maîtriser l'endettement, la justice finira bien par triompher en nous obligeant à trouver des solutions.

- En devenant propriétaire de mon logement qui après 20 ans a une valeur de 193.075 euros, par rapport au remboursement de l'endettement, je n'ai plus rien à payer et je suis libre d'en disposer à ma guise. Je peux l'occuper aussi longtemps qu'il me plaira, le louer ou le vendre. Si j'étais resté locataire, j'aurais peut être gardé la possibilité d'occuper ce logement, en continuant de verser le loyer et d'enrichir le propriétaire, mais sans aucune garantie.

Cette explication sur l'endettement obligatoire pour se loger est résumée, car pour expliquer totalement les effets pernicieux de la location appliquée au logement cela demanderait beaucoup de pages. L'important est de bien comprendre l'existence des droits inégaux institués entre le propriétaire et le locataire d'un logement, et surtout de reconnaître qu'ils sont les causes de la progression infernale de l'endettement, et par conséquences de l'aggravation des déséquilibres socio-économiques.



L'engrenage infernal

En raisonnant avec les théories économiques qui sont actuellement enseignées, nous sommes entraînés dans une spirale sans fin de chiffres qui sont concrétisés par de l'argent. Ces théories erronées consistent à accumuler des chiffres, sans avoir la présence d'esprit de réfléchir, pour reconnaître que non seulement, cela n'a aucun sens, mais que de plus, il y a un manque total d'intelligence.

En reprenant l'exemple d'un logement qui a un coût de construction de 100.000 €, lorsqu'il est terminé, qui est vendu 150.000 €, et qui, suite à l'emprunt, prendra une valeur financière de 193.075 €, en remboursant 804,48 € pendant 240 mois, il y a de nombreuses questions à se poser.

En mettant clairement en évidence la différence entre les trois formes de valeurs qui permettent d'établir le fonctionnement de l'économie, les questions tombent sous le sens.

En premier il y a la valeur temporaire à disparition rapide. Elle concerne les produits et les services qui ont un temps court entre leur production et leur consommation. Par exemple, la consultation chez un médecin, l'entretien de la chevelure auprès du coiffeur, l'utilisation d'un moyen de transport en commun, et en général la majorité des produits alimentaires. Cette valeur est temporaire au sens négatif, puisqu'elle est destinée à une disparition définitive, et qu'il faut continuellement la renouveler par le travail.

Après, il y a la valeur temporaire à disparition lente. Cette forme de valeur s'adresse aux produits et objets qui, à partir du moment où ils sont produit, mettent un temps relativement long avant de disparaître. Les consommateurs peuvent les utiliser sur une longue période, et leur valeur perd toute signification selon les cas. Prenons le cas des meubles, des outillages, de l'automobile, de l'électroménager, du mobilier de bureau, et de bien autres choses encore. Cette valeur est également temporaire, mais avant de disparaître, elle peut varier dans les deux sens, en fonction des mises en vente par des consommateurs qui voudront s'en séparer.

Arrive ensuite la valeur de longue durée. Cette valeur est attribuée aux biens, objets ou produits qui, après leur délimitation, réalisation ou construction, seront utilisées sur une période très longue par de nombreux consommateurs. Par exemple, on peut citer, un terrain, une œuvre d'art, un bâtiment, un ouvrage ou un édifice public. Cette valeur de longue durée attribuée au départ, sera également temporaire, mais au sens cumulatif, puisque dans le système actuel, elle sera automatiquement entraînée vers la hausse. Certes, certains produits sortent du système, parce qu'ils ne sont plus ou pas commercialisables. Par exemple les œuvres d'art qui sont la propriété des musées nationaux, les églises, les mairies, les routes ou les ponts qui ne sont pas à vendre, mais qui ont pourtant un coût de construction. Ce n'est pas le cas des terrains et des bâtiments d'habitation.

Enfin, pour faire fonctionner le tout, nous avons la valeur argent, moyen de mesure qui permet d'attribuer facilement des chiffres aux différentes valeurs pour en définir les prix. Ensuite, avec cette valeur argent, il devient facile d'effectuer les échanges. Étant tributaire des trois formes de valeur marchande, la valeur argent va se créer automatiquement pour répondre à la frénésie cupide d'une société ignorante et mal organisée.

Avec ces trois formes de valeur, attribuées par la valeur argent, il devient facile de dire qu'en réalité, la société utilise essentiellement la première forme pour tout réaliser, à des prix qui correspondent à des journées de travail cumulées. C'est ensuite que les esprits cupides s'emploient à utiliser les droits inégaux institués. Ils renchérissent sur les valeurs, et cela entraîne la surévaluation automatique des prix.



Circulation continuelle de l'argent dans l'économie

Il est probable que les esprits cupides, auront beaucoup de mal à comprendre, d'eux-mêmes, que la stabilité de la société dépend totalement de la circulation continuelle de l'argent dans les circuits économiques. Dans le système actuel, cette circulation est mauvaise parce que ceux qui ont l'état d'esprit capitaliste, le retire de l'économie pour l'accumuler dans la finance. Avec une bonne circulation qui maintiendra l'argent dans l'économie, il faut peu d'argent pour la faire fonctionner, en produisant tout ce que notre esprit est capable d'imagier, et cela se démontre facilement par l'exemple suivant :

Toujours avec une population de 60 millions d'individus, en admettant qu'elle a les possibilités de réaliser par son travail, une somme de valeurs évaluée à 6 milliards d'euros par jour. Ces 6 milliards d'€ vont représenter les, résultats de toutes les activités professionnelles, pour fournir à l'ensemble de la population tous les services, biens, objets et produits, dont elle a besoin. En clair, cela donne en moyenne, un pouvoir d'achat de 100 euros par personne et par jour. Soit, 3.000 euros par mois par personne et 12.000 € pour une famille de 4 personnes. Cela est possible, à condition de répartir convenablement les 6 milliards, en valeurs argent, pour qu'ils restent dans l'économie en permettant de consommer les 6 milliards de valeurs marchandes réalisées chaque jour. En restant continuellement dans l'économie, la valeur argent va se retrouver immédiatement disponibles le jour suivant, afin de réaliser une somme de valeurs marchandes sensiblement identique de jour en jour. Avec 6 milliards d'euros en circulation continuelle, cela permet à une population de 60 millions de personnes de faire fonctionner infiniment son économie, en réalisant tout ce dont elle a besoin. Le problème, c'est qu'à cause des droits inégaux, des esprits cupides vont retirer une partie des 6 milliards € pour les placer dans la finance, et de jour en jour, cela va entraîner la progression des déséquilibres par un manque d'argent dans les circuits économiques.

Dans la logique d'un bon fonctionnement de l'économie, les 6 milliards d'euros en circulation continuelle seront simultanément enregistrés sur les comptes, dans chacune des deux colonnes débit et crédit. Comme tous les individus qui composent une population sont à la fois producteurs et consommateurs des valeurs marchandes réalisées. N'étant pas tous, uniquement des producteurs ou des consommateurs, chacun sera créditeur des valeurs qu'il aura réalisées et vendues, en étant producteur. A l'inverse, il sera consommateur et débiteur de celles qu'il aura achetées. Ainsi, jour après jour, les 6 milliards s'inscriront en équilibre permanent entre les débits et les crédits. Mais voilà, pour obtenir un bon fonctionnement de l'économie, il faut commencer par transformer les rapports socio-économiques dans l'entreprise. Pour cela, il n'y a qu'un moyen qui est d'agir pour passer de l'inégalité à l'égalité des droits économiques sur les résultats du travail collectif.

Il est vrai que pour établir le coût définitif des produits qui demandent des jours, des mois, voir des années de travail, il n'est pas possible de faire autrement que d'additionner les différents coûts qui concernent chacun des produits qui exigent cette information. Mais ce n'est qu'une information qu'il est utile de connaître, et c'est tout. En rien, elle ne s'oppose à l'explication qui démontre que pour faire fonctionner correctement l'économie, il suffit d'une somme d'argent suffisante en circulation continuelle. Le problème, c'est que dans le système actuel, cette somme d'argent n'est jamais suffisante, par rapport aux valeurs marchandes réalisées, et pourtant cet argent existe, mais à cause des droits inégaux institués, sa répartition est mauvaise, parce que des esprits malsains et ignorants ne pensent qu'à accumuler l'argent.

En restant sur notre exemple des 6 milliards d'euros, suffisants pour faire fonctionner l'économie, il est vrai également qu'après 30 jours, cela représentera 180 milliards de transactions commerciales, et sur un an, la somme s'élèvera à 2.195 milliards. Mais là encore ces chiffres ne seront que des informations, sans autre signification, autres que celles des obnubilés par la progression des chiffres.

Pour l'instant, nous sommes dans un mauvais système économique, puisque la somme des valeurs argent, qui servent à échanger les valeurs marchandes réalisées chaque jour, ne reste pas dans l'économie. Dans toutes les entreprises qui sont dirigées par des individus qui ont la mentalité capitaliste, la totalité du produit des ventes des valeurs marchandes réalisées ne sera pas maintenue dans l'économie sous forme de pouvoir d'achat, parce que ce n'est pas son but. Son but est de réaliser des profits destinés uniquement aux propriétaires de l'entreprise. Or, ces propriétaires actionnaires ne vont pas consacrer cet argent à l'achat des produits du travail, mais à l'acquisition de produits financiers, sous les formes d'actions ou de placements auprès des organismes de crédits, pour répondre à la demande croissante d'endettement.

Il est indéniable que de jour en jour, l'argent des profits s'accumule dans la finance et qu'il manque dans l'économie pour consommer normalement les produits du travail. Qu'importe diront des ignorants, puisque dans le présent, les travailleurs ont la liberté de s'endetter pour consommer ce qu'ils produisent, et qu'ils paieront plus tard. Avec cette mentalité, c'est le comble de l'ignorance, qui les rend incapable de comprendre que plus tard, si les rapports socio-économiques ne changent pas, la situation des travailleurs deviendra pire qu'aujourd'hui. Non seulement leurs salaires continueront de stagner ou diminuer pour accroître les profits, mais en plus, les sommes qui seront consacrées aux remboursements des dettes entraîneront la réduction de l'ensemble du pouvoir d'achat des travailleurs.

Pour prendre conscience de cette l'obligation d'avoir recours à l'endettement, dans le système économique actuel, trois précisions s'imposent. Ce système nous entraîne vers une période très agitée. Il faudra bien trouver des modalités d'arrangements entre une minorité de financiers multi-milliardaires, mais ignorants, et la majorité de la société qui est dans l'attente légitime d'un système qui instituera une véritable justice sociale. Avec ce système, les spoliations, les frustrations, le mépris et autres compromissions douteuses ne seront plus possible. Et pour cela, il n'existe qu'une solution qui est d'instituer l'égalité des droits économiques entre tous.

Cette explication ne serait pas complète si elle ne mettait pas en évidence la frénésie boulimique des chiffres de l'état d'esprit capitaliste. Les individus qui sont obsédés par l'appât du gain ne pensent qu'à accumuler les milliards, et la majorité les laisse faire sans rien comprendre. Pourtant, tous les jours, les médias nous informent sur les milliards qui sont à la disposition des très gros capitalistes, non pas pour investir, mais pour agrandir leurs empires financiers, et si cela devient nécessaire, corrompre des responsables, des fonctionnaires et autres personnalités politiques. Sur ce sujet, le vaste domaine de l'immobilier est révélateur, car le grave problème du logement peut rapidement trouver des solutions, mais à condition de le vouloir. En prenant par exemple un logement évalué à un coût de construction de 100.000 €. En réalité, cela représente des sommes cumulées de valeurs en journées de travail de salariés qui, chacun selon ses compétences, conçoivent, réalisent, fabriquent, transportent, et assemblent tout ce qui est nécessaire à cette construction. Dans leur ensemble, les salariés qui ont contribué à la construction de ce logement ont tous été régulièrement rétribués pour ce réaliser, avec de l'argent qui existe et qui est déjà en circulation. On peut admettre que de l'argent a été dépensé chaque jour, mais qu'il n'y a eu aucune recette, puisque le logement ne devient consommable qu'à la fin des travaux. Il faut donc pouvoir disposer de cet argent pour les financer, et c'est là qu'il faut chercher à savoir d'où est venu l'argent pour réaliser le logement ? À cette question, il y a trois réponses principales.

La première réponse, est la plus satisfaisante. Cet argent vient directement de celui ou celle qui va occuper le logement. Cette personne dispose des 100.000 euros. Elle va payer au fur et à mesure de l'avancement des travaux, en respectant un plan de financement établi entre le promoteur et l'acquéreur du logement. Le promoteur ne fait aucune avance de fonds, et sa rémunération est comprise dans les 100.000 €. Il faut remarquer que dans ce cas, il n'y a pas de déséquilibre des comptes entre les dépenses et les recettes, et pas de renchérissement sur la valeur marchande qui a été réalisée.

La deuxième réponse est limitée dans ses effets pervers, mais elle déclenche quand même des déséquilibres. Pour occuper le logement, une personne veut accéder à la propriété, mais elle ne dispose pas de l'argent demandé qui est de 150.000 € pour les raisons suivantes. Le promoteur a lui-même financé la construction, il a fait appel à des financiers, et ils veulent rapidement réaliser un profit important. En reprenant les chiffres exposés précédemment, pour devenir propriétaire de son logement cette personne va devoir payer 804,48 euros par mois pendant 240 mois. Cela veut dire que la valeur marchande du produit logement passera de 100.000 à 193.075 euros sur 20 ans, soit une progression de 93.075 € au total, ce qui donne un déséquilibre de12,75 euros par jour, 387,81 € par mois et 4.653,75 € par an. Ce déséquilibre est un manque de pouvoir d'achat entre la somme des valeurs produites destinées à être consommées et les sommes des valeurs disponibles permettant de consommer. Et dans le cas présenté ici cela va durer 20 ans.

Avec la troisième réponse les effets pervers des déséquilibres n'ont pas de limite, car le locataire qui va occuper le logement va le financer indéfiniment. Pour établir des chiffres donnons l'explication sur 20 ans, avec un loyer de 833,33 euros par mois, ce qui signifie que la valeur marchande du produit logement est passé à 200.000 euros, soit une progression totale de 100.000 € de déséquilibre, soit de 13,69 €, par jour, de 410,70 € mois, et de 4.996,85 € par an.

Pour certains, ces chiffres peu élevés n'ont qu'une importance insignifiante et sans intérêt, et cela est une grave erreur qui résulte de l'ignorance sur le mouvement cumulatif du système économique actuel. Ils prennent une toute autre dimension si on les répercute sur une importante quantité de logements. Voyons ce que ça donne avec des quantités différentes de logements.


Progression systématique des déséquilibres économiques

En valeur argent euros


Nombre de logements

1
10.000
100.000
1.000.000
10.000.000

Déséquilibre
Par jour

13,69
136.900
1.369.000
13.690.000
136.900.000

Déséquilibre
Par mois

410,70
4.107.000
41.070.000
410.700.000
4.107.000.000

Déséquilibre
Par an

4.996,85
49.968.500
499.685.000
4.996.850.000
49.968.500.000

Sur 20 ans
En milliards

0,000.099
0,999
9.993
99.937
999.370


Il n'y a pas que le secteur économique du logement qui entraîne la progression des déséquilibres économiques, entre les valeurs marchandes réalisées par le travail et la répartition de la valeur argent pour les consommer. Toutes les activités humaines sont dans le même système, mais c'est le logement qui permet de retirer les sommes d'argent les plus importantes de l'économie, pour les amasser dans la finance. Pour en avoir les preuves, il suffit d'identifier les propriétaires des immeubles. En général, ce sont des sociétés financières, des compagnies d'assurances et des consortiums d'entreprises. Depuis 50 ans, avec le 1% sur les salaires consacré au logement, ils gèrent un fabuleux pactole avec le versement des loyers, de logements qui sont déjà largement remboursés. Certes, la totalité de l'argent des loyers ne va pas dans la finance, car il faut bien rétribuer le personnel qui travaille dans les entreprises qui sont propriétaires des logements, faire également des travaux pour les entretenir et payer les impôts fonciers. Malgré cet argent qui retourne dans l'économie, celui qui est détourné de sa fonction logique qui est d'évaluer et d'échanger, représente des sommes considérables qui entraînent la progression des déséquilibres.

S'il y a des déséquilibres économiques, cela concerne obligatoirement des individus qui composent une population. Des personnes les subissent et en souffrent, alors que d'autres en bénéficient et se lamentent de cette souffrance, en évitant surtout de chercher à comprendre d'où elle provient, et s'il est possible d'y mettre fin. Tout le monde sait que les riches deviennent de plus en plus riches, mais en majorité, les gens pensent qu'il n'y à rien à faire en disant "Il y a toujours eu des riches et des pauvres et il y en aura toujours" Cette résignation relève de l'ignorance, car si des gens deviennent riches, il y a forcément une cause, et si elle a toujours existé, c'est qu'elle remonte à l'origine de l'humanité. Des gens deviennent riches, parce qu'ils ont un comportement cupide et dominateur. Par force autoritaire ou par compétence, ils exercent des droits inégaux sur les produits du travail de ceux qui se résignent ou se laissent faire. Tout résulte des rapports socio-économiques qui s'établissent selon l'évolution. Au début, en raison de la loi des inégalités naturelles entre les hommes, c'est uniquement la loi du plus fort qui domine. Mais comme les hommes ont une conscience, ils réprouvent les atrocités et instituent le droit en oubliant les inégalités. Naturellement, en restant sous l'emprise des inégalités perverses, les esprits cupides et avides, vont utiliser les pouvoirs politiques pour instituer l'inégalité des droits dans l'entreprise, au profit du propriétaire. En subissant de nombreux abus inqualifiables des propriétaires, des travailleurs se révoltent et entrent périodiquement en conflit avec leur patron. Depuis bientôt deux siècles, les multiples sursauts de survie des travailleurs en colère contre l'autorité patronale instituée, ont apporté des résultats, mais pas la solution. Ces luttes ont obligé les différents pouvoirs politiques à prendre des décisions pour limiter les abus des patrons, en reconnaissant des droits légaux aux travailleurs. Il faut citer, le droit de grève, le droit sur la durée du temps de travail, le droit à une assurance maladie, le droit à des congés payés, le droit à la retraite, le droit à la formation, et d'autres droits encore, mais cela ne résout rien, puisqu'il n'y a pas le droit au travail, qu'il y a des millions de chômeurs, et que les patrons ont le droit de délocaliser leur entreprise, sans se soucier des victimes d'une cupidité aussi désastreuse. Le problème fondamental des rapports socio-économiques, concernant le travail dans l'entreprise est devenu crucial. En accordant différents droits aux travailleurs qui viennent dans l'entreprise pour gagner leur vie, en produisant toutes les richesses, mais en leur reconnaissant aucun droit sur le produit de leur travail, les pouvoirs politiques ont démontré leur carence. Leur incompétence qui dure depuis trop longtemps, a déjà des conséquences catastrophiques sur l'environnement. Tous les responsables politiques les déplorent, sans jamais chercher à en connaître les causes. Pourtant, il est clair qu'en reconnaissant aux travailleurs leurs droits les plus élémentaires et légitimes sur le produit de leur travail, les patrons ne pourraient plus les obliger à réaliser des produits nuisibles à l'intérêt général. Par cupidité sordide des plus néfastes, tous les jours, uniquement pour accumuler de l'argent, des patrons obligent leurs salariés à exécuter des ordres contestables. S'ils refusent, rien ne les protège et ils perdent leur emploi à cause des droits inégaux institués.

Le jour où les travailleurs comprendront, que pour résoudre le problème des rapports socio-économiques dans l'entreprise, ils ne doivent compter que sur eux-mêmes, tout commencera à changer. C'est alors qu'une nouvelle page s'écrira dans l'histoire de l'humanité, et cette fois-ci, elle sera décisive, car la gravité des problèmes à résoudre va nous obliger à trouver de bonnes solutions.

En obtenant l'égalité des droits économiques dans leur entreprise, les travailleurs mettent immédiatement fin aux conflits qui proviennent des droits inégaux institués. Les problèmes de grève, de temps de travail, de congés, d'assurance maladie, de retraite, de formation, de salaire, etc. sont directement discutés et solutionnés par toutes les personnes qui composent l'entreprise à égalité des droits. Parmi elles, comme dans toutes les sociétés qui ont l'instinct de survie et le bon sens de l'intérêt commun, chacune de ces personnes trouvera sa place dans l'entreprise, en fonction de ses compétences, de ses qualités, de ses efforts, et du développement de ses facultés professionnelles. Mais aucune ne pourra plus détenir le pouvoir autoritaire et dictatorial que lui confère le droit de propriété, puisque tous les travailleurs deviendront propriétaires de leur entreprise, par simple conséquence logique des droits égaux institués.

Pour l'instant, les rapports socio-économiques fondés sur l'inégalité des droits sont toujours en pratique. Comme chaque jour, ils entraînent un déséquilibre permanent entre la totalité des valeurs marchandes produites par les travailleurs, et la totalité de la valeur argent qu'ils reçoivent, il faut bien leur proposer un moyen pour consommer les produits qu'ils réalisent par leur travail. Ce moyen, c'est l'endettement qui a pour conséquence systématique d'aggraver les déséquilibres. Toute personne qui décide de s'endetter pour consommer, peut se retrouver dans un engrenage quelle aura du mal à contrôler, si elle ne dispose pas d'un enseignement économique élémentaire. C'est pour cela qu'il est important de définir les droits de l'emprunteur.


Qui a le droit d'avoir recours à l'endettement

et jusqu'à quel montant ?


L'endettement n'est certainement pas le remède miracle qui peut conduire à trouver les solutions aux problèmes économiques. Puisque nous sommes dans un système économique, qui entraîne la progression des déséquilibres entre le monde du travail et le monde de la finance, le monde du travail doit trouver les moyens de vivre avec, ces déséquilibres, en essayant de limiter les dégâts. Le recours à l'emprunt est une pratique utilisée par beaucoup de travailleurs pour acquérir différentes choses, mais tous les travailleurs ne remplissent pas les mêmes conditions pour gérer un emprunt. Sur ce sujet, les inégalités naturelles vont immédiatement intervenir, pour savoir si la personne concernée est capable de répondre à toutes les obligations qui s'imposent à tout emprunteur.



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